Sur le perchoir.
Samedi 5 mars
Après plusieurs vodka tonic hier soir, comme il y a trois jours, et comme le jour d’avant, aussi, maintenant que j’y repense, je ne sais plus comment nous y sommes arrivés, mais je me suis mis à développer une métaphore un peu naze, moi qui m’approche du grand saut dans la vraie vie, le futur métro-boulot-*-dodo (remplacer le * par toutes les activités plus ou moins cool que vous arriverez à faire après huit heures de travail devant un ordinateur, je me souhaite que cela soit plutôt ciné-pinte(s)-nuit-endiablée plutôt que pizza-journal-de-vingt-heures-solitaire-roman-de-Marc-Lévy …)
Bref. Il me reste deux mois pour boucler mon mémoire – pas commencé – puis une douzaine de semaines de stage obligatoire – pas trouvé, et après c’est la vraie vie qui arrive. Je fais tout pour rester à Berlin, parce que je suis tombé amoureux de la ville, et puis je suis tombé amoureux de lui, et puis je suis (re)tombé amoureux de la langue, la culture, la sérénité allemande, tout ce qui me faisait rêver quand j’étais ado. Rester à Berlin c’est peut-être d’ailleurs prolonger tout ça, qui sait.
Je m’apprête à sauter mais j’ai toujours eu peur de l’eau. Traumatisme d’enfance – je sauterai de toute façon pas la tête la première, j’y arrive pas. Je vais me lancer et je ne sais pas vraiment si j’ai pris la bonne décision. Est-ce que décider de ne pas suivre le parcours tout tracé est la bonne décision ? Après les “tu as du potentiel”, “tu seras un bon manager”, “on garde contact”, “un programme jeune diplomé à 50k/an”, “t’imagines le blé que tu toucheras à 35 ans ?” … renoncer à tout ça c’est la bonne décision?
Let’s say, fais-toi plaisir jusqu’à la fin de l’année ? Au 31 décembre 2011, si tu n’es pas capable de voir qui tu veux être dans trois ans, choisis la carrière. Sinon, continue ?
(C’est naze les trucs en gras mais j’ai la flemme de les enlever)