La France et Berlin.
Jeudi 31 mars
Je dois bien admettre que ma terre natale me manque, parfois, et même souvent. Les petites habitudes françaises, mes petites habitudes en allant acheter un croissant au beurre, de prendre le métro et lire un livre par-dessus l’épaule d’un(e) inconnu(e).
Entendre parler français, écouter distraitement les conversations des gens. Ce n’est pas que je n’y arrive pas, ici, en allemand, mais c’est que tout cela demande plus d’efforts. C’est provoquer les petits plaisirs, ce n’est pas pareil. Et pourtant il y a d’autres petits plaisirs. Le graffiti “Judith / ich / liebe / dich” des marches de l’escalator de la sortie de métro, les petits déjeuner à l’allemande, auxquels je ne verrai plus renoncer. Attendre sagement au passage piéton que le bonhomme au chapeau passe au vert. Et se promener dans Kreuzberg, passer Kottbusser Tor en souriant.
Et puis il y a les habitudes importées, le beurre salé impossible à abandonner, le fromage français, le bonheur de trouver des vrais croissants à Berlin. Les chansons françaises, ARTE le dimanche soir, plein de toutes petites choses qui rappellent la maison, les huit cent kilomètres.
Et pourtant, je suis sûr qu’après un week-end en France je serais bien heureux de rentrer à la maison, à Berlin.
Je me rapelle du Judith ich liebe dich. Tu viens quand en week end?
I’ll do my best to go to Paris on May. Then I’ll consider going to Toulouse