Du recul.

Vendredi 23 septembre

On se rend compte que cela fait déjà huit mois. Huit mois de relation franco-allemande sans gros accrochages, de bonheur simple. Tout se passe bien et c’en est parfois flippant. Cela fait déjà quatre, presque cinq mois de boulot. De différences culturelles qui s’affirment, auxquelles je ne croyais pas vraiment il y a encore quelques mois. Peut-être est-ce le contexte, aussi. Sûrement un peu. S’adapter, encore, toujours.

C’est fou ce que le temps passe vite – je me le répète sans cesse. J’ai l’impression de n’avoir le temps pour rien. J’aurais bien d’autres projets en tête mais je ne prends pas les risques. Je capitalise sur la relative longueur démon contrat sans préparer l’après. Je vise le court terme. Peut-être est-ce une erreur? Je n’avais pour l’instant jamais douté de mes choix. J’ai peur de me mettre à douter.

J’écris depuis une rame de métro jaune et Julian Casablancas dans les oreilles. Le titre de la bande-annonce de Somewhere de Coppola. Pourquoi je n’écris jamais quand tout va trop bien? Pourquoi l’écriture joue-t-elle toujours avec mes incertitudes?

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